La chapelle Saint Gilles


Son origine se situe vers le XIIe siècle.

C'est à partir de la notice sur l'hospice de Courville écrit par Monsieur Lucien MERLET en 1892, que nous pouvons retracer les origines et l'histoire de la chapelle SAINT GILLES  et SAINT LOUP.

L'Hôtel Dieu de Courville remontait assurément à une haute antiquité,peut-être au XIIè siècle. Son fondateur fut très probablement un membre de cette puissante famille de VIEUX PONT, qui pendant de longues années posséda la chatellerie de Courville. Aussi les seigneurs de Courville réclamaient-ils l'honneur d'être les premiers fondateurs administrateurs de l'Hôtel Dieu : la cause fut reconnue au comte de l'AUBESPINE par la chambre des requêtes de Paris.

Dans un aveu rendu en 1634 à François de BETHUNE, comte d'Orval et baron de Courville par Martin CANTAT, docteur en théologie de la Faculté de Paris, maître et administrateur de l'hôtel et maison Dieu de Courville, celui-ci reconnaît tenir du dit seigneur :

- un corps de logis et bâtiment auquel il y a chapelle fondée en l'honneur de Saint Gilles et Saint Loup, maison manable contenant plusieurs chambres basses ou logis à retirer les pauvres et le gouverneur du dit Hôtel Dieu situé en la grande rue du milieu.

Dans un autre aveu rendu en 1736 au marquis de Courville par Pierre GRATIEN, curé de MAGNY, chapelain de la chapelle de Saint Gilles et Saint Loup de l'Hôtel Dieu de Courville, nous trouvons l'ancien Hôtel Dieu ainsi désigné :

- L'HÔTEL DIEU de Courville consiste en un corps de logis et bâtiment auquel il y a chapelle fondée en l'honneur de Saint Gilles et Saint Loup, situé en la ville de Courville, au midi, bout de la rue du milieu (rue Pannard), d'un côté au levant, la ruelle tendant de la dite chapelle (rue de l'anguille, rue Saint Gilles) à la rue haute (rue Carnot) d'autre côté au couchant, la rue tendant du Moulin de Charreau à la porte de Pontgouin.

PELE comme LEFEVRE ont tous les deux écrit l'histoire de Courville et des maisons charitables les plus considérables, MALADRERIE, BUREAU DES PAUVRES, HÔTEL DIEU, la ville de Courville posséda ces trois établissements qui finirent par se confondre à partir de Louis XIV.

Chaque événement nous ramène à la chapelle Saint Gilles et nous pouvons en déduire que :

- à partir des années 1200 à 1300 elle servait d'oratoire à la chapelle de l'Hôtel Dieu.
- en 1634 c'est une chapelle.
- en 1789 elle est citée comme église servant de grange au domaine du château.
- en 1792 et pendant la révolution elle était convertie en prison avant de servir de refuge pour les passagers.
- au début de ce siècle, elle est à nouveau transformée en MAISON D'ARRÊT. On peut encore y voir les graffitis gravés dans les murs.
Certains Courvillois se souviennent de cette époque où la gendarmerie se trouvait rue de Châteauneuf.


Début XXe, elle est à nouveau transformée en maison d’arrêt pour vagabonds. Jusqu’à la fin du XXe siècle elle servira de maison d’habitation avant d’être rénovée par les Compagnons du Torchon. Elle deviendra sous la volonté du maire D. Pothier le siège du Syndicat d’initiative. Elle en porte aujourd’hui le nom.
Elle abrite à l’étage une galerie d’expositions d’où l’on peut admirer sa magnifique charpente restaurée.

SAINT GILLES

Il naquit vers le milieu du VIIè siècle d'une famille noble d'ATHÈNES et quitta son pays pour fuir les honneurs. Il se construisit un ermitage près de l'embouchure du Rhône et plus tard il s'enfonça dans les forêts du Gard. Une biche qu'il avait apprivoisée lui donnait son lait. Elle fit découvrir sa retraite, car le roi des Goths la poursuivit à la chasse. Il consentit alors à recevoir quelques disciples et fonda un monastère qui donna naissance à une ville qui prit le nom de SAINT GILLES dans la suite. Ce saint abbé mourut vers 720.Son tombeau devint le lieu d'un pélerinage célèbre et son culte se répandit à travers la France.

Il est invoqué contre la peur et pour la santé du bétail ; contre l'épilepsie, la folie, les convulsions des enfants.  On peut encore y voir les graffitis gravés dans les murs. elle sert ensuite de refuge aux passagers.